28 avril 2008
L'origine des expressions
Voici un petit explicatif de mots et expressions que nous utilisons couramment, sans forcément savoir pourquoi;
Recto/verso
ces mots viennent du latin :
"folio recto" = la feuille qui est à l'endroit
"rectus" = ce que l'on a face à soi
Le patient
On pense souvent à tort que les "patients" des médecins portent ce nom car ils attendent souvent avant leur consultation.
Il n'en est rien. Le patient vient du latin "patiens" = celui qui souffre.
Faire un boeuf
Cette expression, connue de tous les musiciens, tient son nom du restaurant "le boeuf sur le toit", fréquenté par cocteau, léo ferret, trenet... Les musicient avaient l'habitude de s'y retrouver afin de pratiquer des "jam sessions" (improvisations). Le nom du restaurant est donc rentré dans le langage courant.
Retourner sa veste
Cette expression vient d'un fait historique. Le prince de Piémont s'alliait indifféremment avec la France ou l'espagne selon la situation.Pour l'occasion, il avait fait faire une casaque (sorte de justaucorps) réversible, un coté de la couleur de la France, l'autre de l'espagne. Il lui suffisait donc de changer de coté. Une fois démasqué, il laissa à l'histoire l'expression "retourner casaque" qui devint "retourner sa veste"
Passer l'arme à gauche.
Ce synonyme de mourir provient du langage militaire. Au XVII, les soldats tenaient leur arme dans la main gauche au moment de recharger leur fusil. Cette opération assez longue les laissait plus vulnérables et donc plus faciles à tuer.
Pendaison de crémaillère.
Une crémaillère est à l'origine une tige de fer crantée servant à accrocher un chaudron ou une marmite dans la cheminée. Il y a plusieurs siècles, lorsqu'on finissait une maison, la dernière étape était la pendaison de crémaillère, qui symbolisait le début de la nouvelle vie. On invitait donc ses amis à partager le premier repas cuisiné grâce à cette crémaillère
montrer patte blanche
Cette expression provient d'une fable de Jean de la fontaine "le loup, la chevre et le chevreau" dans laquelle un chevreau resté seul demande aux visiteurs de montrer la couleur de leurs pattes. Ainsi le loup, aux pattes sombres ne pourra pas rentrer.
25 avril 2008
Les fêtes des morts selon les pays
La fête des morts telle que nous la connaissons est typique de la
tradition Chrétienne (Toussaint) et descend aussi de la religion celte
(Halloween). Cependant, elle existe dans un grand nombre de
civilisations différentes. En voici quelques exemples…
Mexique :
Chez
les Aztèques, il existait 2 fêtes des morts. Une pour les enfants, une
pour les autres. La première avait lieu 20 jours avant la deuxième, et
les deux se déroulaient de manière semblable. Pendant ces deux fêtes,
les âmes des défunts étaient censées pouvoir demander la permission de
revenir sur Terre.
Avec l'arrivée des colons espagnols, la tradition a
un peu varié. Ces derniers ont rapproché ces deux fêtes en deux jours
consécutifs: les 1er et 2 Novembre.
Depuis cette étape, la fête a gardé la majorité de ses spécificités.
Les
morts récents (un mois ou moins) ne reçoivent pas d'offrandes : ils
sont considérés comme n'ayant pas eu le temps de demander à retourner
sur la terre ferme. Les enfants morts avant d'avoir été baptisés
reçoivent des offrandes de fleurs blanches et de cierges. Les autres
enfants reçoivent des jouets. Les adultes, quand à eux, ont droit à des
offrandes de bouteilles de tequila.
On construit des autels en
l'honneur des défunts. Pour guider les âmes et les aider à venir puis
repartir, un chemin de pétales de fleurs est disposé de la rue jusqu'à
l'autel (souvent dans la maison). Toute la journée est passée à prier
mais aussi à chanter, danser et jouer de la musique. A la fin de la
journée, on boit en l'honneur des morts. Les Mexicains n'ont en effet
pas peur de la mort. Ils s'en moquent, ils jouent et même habitent près
d'elle. Le personnage de la mort est presque humain…
Celtes :
Ce
sont les Celtes qui sont à l'origine de la fête des morts le 1er
Novembre. En fait, le calendrier celte divisait l'année en deux
saisons, qui rejoignent nos idées d'Eté et d'Hiver. Le premier Novembre
était le début de l'année. C'est la fête de Samain (qui veut
approximativement dire : affaiblissement). Sur le plan mythologique,
c'est à cette période que se passent les plus grands événements. Cette
fête se déroulait en rassemblements, joutes, cérémonies…. Mais aussi
des festins très arrosés, façon Astérix.
L'accueil des morts est
assez simple : on laisse les portes ouvertes et on leur garde une part
de nourriture. Pour les guider, on dispose des lanternes sur le chemin
de la maison.
Enfin, coutume assez intéressante, les Celtes se
déguisaient en monstres hideux pour conjurer les mauvais esprits, et
offraient des friandises aux morts afin de les amadouer.
Colombie :
La
fête colombienne des morts possède des caractéristiques très étonnantes
à nos yeux. Elle a lieu le 1er Novembre. A midi, on prépare à
l'intention du mort une table que l'on recouvre d'une nappe (de couleur
différente selon l'âge du défunt), et sur laquelle on dispose des
objets symboliques : les objets favoris du mort, de la nourriture,…. On
y place aussi une photo du défunt, ainsi que des bougies allumées. La
nourriture disposée sur la table est vraiment dépendante de la famille,
il n'y a pas de plat "typique". Elle dépend souvent de la situation
économique de la famille. On y trouve cependant assez souvent la
symbolique échelle en pain.
L'objet récurrent est le
"t'antawawas", qui signifie:"petit enfant de pain". Ce sont des petits
pains moulés en forme d'enfants, réminiscence du rituel Inca qui
consistait à sacrifier des enfants pour les offrir aux entités
surnaturelles (ici, les morts).
Les membres de la famille se mettent à table le soir et reçoivent toute la nuit des convives qui les aident à divertir le mort.
Lorsque
les colons espagnols sont arrivés pour la première foi en Colombie, ils
se sont retrouvés confrontés à une coutume choquante à leurs yeux… Lors
de la fête des morts, les colombiens sortaient les morts de leurs
tombes. A l'époque, les corps étaient embaumés, ce qui facilitait la
manœuvre. On habillait les morts de leurs plus beaux habits. On
préparait pour eux un festin. On se promenait avec eux. On dansait avec
eux. Enfin on les remettait dans leurs tombes avec de la nourriture.
L'Eglise,
évidement, s'est empressée de condamner de tels agissements. Il
semblerait que la plupart de ces coutumes ont disparu, d'autres ont
fusionné avec la fête chrétienne des morts (la Toussaint). A notre
époque, c'est un membre de la famille qui se déguise et qui prend
l'apparence du mort. Il vient participer au festin organisé en son
honneur, et demande à la famille comment s'est déroulée l'année sans
lui. Il offre des conseils symboliques aux enfants qui lui racontent
leur vie sans lui. Lorsque la nuit arrive, les pseudos morts sont
chassés du village par des enfants munis de palmes. Symboliquement, on
les aide par ce fait à rejoindre le chemin des morts et on leur enlève
l'envie de rester parmi les vivants.
Cambodge :
La fête des morts cambodgienne porte le nom de Pchom Ben.
Les
ben sont des friandises. Ce sont des gâteaux faits avec des boules de
riz gluant, assaisonnés de divers ingrédients. Ces gâteaux sont offerts
aux morts par l'intermédiaire de prêtres. Lors de la première quinzaine
d'Octobre, on vénère les morts. Il s'agit d'une période de préparation
à la fête des morts. Le quinzième jour est nommé Pchom Ben,
"rassemblement des Ben". Cette nuit là est celle de la pleine lune.
Elle a lieu au moment où le ciel est de plus en plus obscurci par les
nuages de la mousson. Traditionnellement, Yâma, roi des enfers, relâche
les âmes des morts, qui se mêlent aux vivants. Les Ben sont disposés
dans des pagodes en grandes quantités. Si un esprit ne trouve pas sa
part d'offrande dans au moins 7 pagodes, il est susceptible de maudire
sa famille.
Les Cambodgiens ont droit à 3 jours fériés pour organiser cette fête.
Chine :
En
Chine, la fête des morts se nomme: La Pure lumière. Il s'agit d'une des
24 périodes de l'année climatique chinoise. Elle se situe entre le 4 et
le 6 avril. A cette époque, la température commence à monter et la
pluie commence à se faire sentir. C'est la période du labour. C'est
aussi une période de fête à la fois triste et joyeuse. C'est le jour où
on honore la mémoire des morts. On fait des sacrifices en l'honneur des
défunts, et on va visiter leurs tombes. De toute la journée, on ne fait
pas la cuisine. On n'avale que de la nourriture froide.
Avant, le
jour précédant la fête des morts était "le jour du repas froid". On l'a
prolongée à la fête des morts. Ensuite, les deux ont fusionné pour
donner cette unique fête. Pendant la journée, tous les cimetières sont
assaillis de visiteurs. On nettoie la tombe du défunt, on lui offre de
la nourriture, des fleurs, et quelques objets qui lui plaisaient du
temps de son existence charnelle. On brûle un peu de papier devant la
tombe. Enfin, on se recueille un peu, puis on s'incline devant le
défunt avant de quitter le cimetière.
Cette journée est cependant
aussi joyeuse car c'est le jour du printemps. Le jour du renouveau. La
période où les arbres récupèrent leurs belles couleurs. Il est donc
très fréquent de voir les Chinois se promener dans les bois durant
cette journée. Traditionnellement, on joue beaucoup au cerf-volant. On
y joue la journée, mais aussi la nuit. On y accroche des petites
lanternes, que l'on appelle les "lampes sacrées".
C'est avant et
après cette fête que les arbres prennent le plus racine après avoir été
plantés. Les Chinois ont donc pour coutume de planter beaucoup en cette
période. D'ailleurs, la journée du 12 Mars est la journée de
reboisement nationale légale, et ce depuis 1979.
Que sont vraiment les pyramides?
Les pharaons n'ont pas seulement construit les pyramides pour que leur nom reste dans l'histoire...
Il y a des raisons plus subtiles....
Dans
la culture égyptienne, la pyramide servait avant tout de demeure
d’éternité pour le pharaon ; mais elle avait aussi un rôle plus subtil,
plus symbolique.
Selon les Textes des Pyramides, la forme des
pyramides serait en étroite relation avec le dieu solaire, Rê et avec
le soleil lui-même. En effet, ces textes relatent que lorsque le
pharaon mourait, le soleil durcissait ses rayons pour permettre au
pharaon de s’en servir comme d’une rampe et de s’élever vers le ciel.
Dès lors, on peut considérer que la pyramide est la représentation
matérielle de cette rampe sur terre. Le temple funéraire constitue,
avec la pyramide, le complexe mortuaire du pharaon. Il est joint à la
partie Est de la pyramide et il est relié par une longue chaussée à un
second temple en contrebas, à la lisière du désert. Ce dernier sert à
réceptionner les offrandes funéraires du roi, acheminées par bateau à
partir des domaines agricoles rattachés à son culte.
La forme
pyramidale du tombeau royal se rapporte également au dieu Rê. Selon la
tradition égyptienne, le phénix, appelé benou chez les Egyptiens, était
l’incarnation de Rê sur Terre. Or il se fait que le phénix divin était
représenté perché sur un tertre pyramidal, nommé benben, symbole du
dieu soleil. Le benben symbolisait la colline originelle qui avait
émergé de l’océan primordial et représentait donc l’existence. La
pyramide avait pour rôle de rendre le pharaon immortel dans les cieux
et sur terre parmi les hommes.
Il est aussi intéressant de
s’interroger sur l’étymologie du mot pyramide, « m(e)r » en égyptien.
Autrefois on désignait souvent les éléments constitutifs des temples et
des enceintes sacrées par des noms représentant leur fonction. Par
exemple la maison d’Héliopolis abritant le benben était appelée «
Maison du benben », les tombeaux étaient quant à eux nommés « demeures
d’éternité ». A la suite d’une étude étymologique, on a conclu que «
m(e)r » équivaudrait à « la place de l’ascension », ce qui paraît
logique au vu des révélations faites ci-dessus. Malheureusement, il ne
s’agit pas d’une certitude car de nombreux mystères enveloppent encore
actuellement la langue des hiéroglyphes.
24 avril 2008
Questions insolites sur les animaux
Pourquoi les animaux ont-ils les dents blanches?
Ce phénomène est dû à l'alimentation des animaux: en effet, ils mangent tout cru. Les humains font cuire les aliments et transforment les nutriments . Ainsi, en créant par exemple par cuisson des acides à partir de graisses, nos dents sont attaquées, jaunies, entartrées ou carriées; alors que les aliments crus des animaux préservent leurs dents.
Regardez par exemple les dents des animaux domestiques: elles jaunissent, à cause de la nourriture en boite, cuite. Alors que celles des animaux sauvages sont bien blanches.
Pourquoi ne doit-on pas toucher les ailes d'un papillon?
Les ailes des papillons sont constituées de minuscules écailles superposées (visibles au microscope).
Lorsque l'on touche les ailes d'un papillon, la poudre qui se dépose sur les doigts est en fait une partie de ces écailles qui constituent l'unité des ailes du papillon (en plus de servir à la pigmentation )
Lorsque l'on enlève cette poudre, on dépossède le papillon de cette herméticité qui lui permet de voler
Pourquoi ne voit-on pas de limaces quand il ne pleut pas ?
les limaces sont des animaux qui produisent un mucus pour se déplacer, elles le fabriquent avec des sucres complexes mais surtout avec de l'eau,si celle-ci vient à manquer, la limace se garde de sortir sous peine de mourir deshydratée.
Alors que font-elles? elles sortent uniquement lorsque la rosée tombe
D'où viennent les perles des huitres?
L'huître produit une matière blanche irisée, le nacre, pour recouvrir l'intérieur de sa coquille afin qu'elle ne soit pas aussi rugueuse et blessante qu'à l'extérieur.
Lorsqu'un grain de sable y entre, il se fait aussi recouvrir de nacre jusqu'à former une petite bille qui devient donc une perle telle que nous les connaissons.
Les pêcheurs de perles introduisent parfois eux-mêmes le grain de sable ou le minuscule caillou qui deviendra une perle.
Cette introduction volontaire fait la différence entre les perles sauvages et celles d'élevage.
Pourquoi les chats voient-ils la nuit?
Les yeux des chats sont plus sensibles à la lumière que les nôtres, ceci étant dû à un plus grand nombre de bâtonnets sur la rétine. Quand leurs yeux sont grands ouverts, il voient très bien grâce aux lumières naturelles de la nuit (lune, étoiles). Leurs yeux étant plus sensibles à la lumière, leur pupille peut aussi beaucoup plus se contracter que la notre, c'est pour cette raison que le jour, l'oeil du chat présente une fente très fine alors que la nuit sa pupille est parfaitement ronde et couvre presque tout son iris. Quand sa pupille est totalement dilatée, la moindre source de lumière fait apparaître le fond de sa rétine qui nous donne alors l'impression que son oeil brille dans le noir (c'est la même chose que les yeux rouges sur les photos).
D'où vient le nom des chauve-souris?
Le terme de chauve-souris vient d'une altération d'un terme grec "cawa sorix" qui désignait la chauve-souris.
Il signifiait littéralement chouette-souris (chouette à cause de ses moeurs nocturnes et souris à cause de sa morphologie ; cependant les chauves-souris ne sont pas des rongeurs !).
Au fil du temps ce terme grec a été déformé en "calva sorix" donc littéralement "chauve-souris" .
Le terme le plus adéquat pour désigner ces animaux si particuliers serait le mot scientifique "Chiroptères" qui une fois de plus vient du grec "cheiro" la main et "pter" l'aile, donc littéralement, un animal qui vole avec ses mains, ce qui est tout à fait exact si on observe son anatomie.
Pourquoi le rouge énerve t'il le taureau?
En soi, le rouge n'énerve pas le taureau.
En effet la vision de celui-ci est en noir et blanc, donc dans les corridas, on pourrait aussi bien utiliser une cape blanche.
Son énervement vient de l'agitation de la cape. Le rouge sert simplement à masquer les taches de sang du taureau.
Pourquoi les flamants roses sont-ils de cette couleur?
Cela est lié à leur nourriture, constituée de petites crevettes assez particulières, les "Artemia salina".
Les flamants deviennent roses à cause des pigments que possèdent ces crevettes.
On voit d'ailleurs certains flamants se ternir lorsqu'ils consomment des détritus ou autre chose que ces fameuses crevettes.
Pourquoi les pigeons balancent-ils la tête?
En fait, ils ne balancent pas leur cou, ils essayent au contraire de maintenir leur tête immobile le plus possible, leur corps avançant progressivement et leur tête par à-coups, même lorsqu'ils tournent.
La raison en est toute simple : leurs yeux sont parfaitement immobiles dans leur orbite. Un être humain qui se déplace peut faire bouger sa tête car les yeux corrigeront les mouvements pour envoyer au cerveau une image exploitable, c'est-à-dire que nous avons "l'anti-shaking" (anti-tremblement) comme certains appareils photo ou camescopes (procédé où la lentile est mobile lorsqu'il s'agit d'un anti-shaking optique).
Les pauvres volatiles n'ont pas l'oeil mobile et doivent donc stabiliser la tête tout entière pour avoir une image qui ne soit pas floue sans cesse (c'est aussi parce que les yeux ne tournent pas que leur cou est capable des pires contorsions et qu'ils regardent le sol de profil).
22 avril 2008
Les différentes formes d'intelligence
Auparavant, on pensait que l’homme n’avait qu’une grande intelligence plus ou moins développée selon les individus.
Cependant, on constate que les capacités des gens dépendent des domaines où ils oeuvrent. Aussi des psychologues ont déterminé plusieurs intelligences différentes, au nombre de huit.
Les huit intelligences inventées par les psychologues :
- L’intelligence logico-mathématique : favorise le maniement des nombres, des symboles, des formes géométriques, l'analyse d’un problème, la classification et la déduction des conséquences d’un problème. Elle caractérise les gens excellents en maths, les scientifiques et les bons joueurs aux jeux des échecs, mastermind et autres jeux de logique.
- L’intelligence verbale : elle peut facilement se résumer à l’art de l’éloquence. Utiliser les mots les plus judicieux au bon moment, maîtriser les subtilités de la langue au niveau des figures de style et de la grammaire… autant de caractéristiques de l’intelligence verbale qui font l’orateur, le poète, l’écrivain, l’avocat, le journaliste d’exception.
- L’intelligence corporelle : on la retrouve chez tous les gens qui pratiquent des activités qui nécéssitent beaucoup de minutie et de concentration, par exemple les danseurs, tireurs d’élite, chirurgiens… (Elle est plutôt difficile à évaluer)
- L’intelligence visuo-spatiale : c’est la capacité de visualiser des objets imaginaires, de mémoriser et se représenter un itinéraire, se repérer dans l’espace et sur une carte : chez les peintres, navigateurs, architectes…
- L’intelligence musicale : elle permet d’analyser et de retenir une mélodie, de juger du rythme, de la hauteur des notes, c’est la faculté de l’oreille absolue dans sa face ultime. Présente chez les musiciens, les chanteurs…
- L’intelligence interpersonnelle : elle permet de prévoir les réactions de ceux qui nous entourent et d’adapter en conséquence son attitude, ses réactions. Certainement très utile pour s’adapter et travailler en groupe sans problèmes, et pour les négociations.
- L’intelligence intrapersonnelle : c’est la capacité à savoir ce qui est vrai en soi, de ne pas se leurrer sur ce que l’on ressent, avoir le goût du débat, de la recherche personnelle, l’évaluation de ses points forts, ses limites, de la méditation. On la retrouve chez les philosophes, les psychanalystes …
- L’intelligence naturaliste : elle caractérise les gens qui « ont le coup d’œil », ceux qui sont très doués dans l’art de l’observation : repérage des détails et classement des animaux. Chez les botanistes, les zoologistes etc.
Chacune de ces intelligences est présente en nous, seulement toutes ne sont pas développées au même niveau, ce qui explique nos capacités divergentes dans des domaines différents. Le doute est normal, car nous avons un domaine de spécialisation, par exemple : intelligence verbale et interpersonnelle.
Il est très intéressant de prendre du recul et de savoir mesurer quelles sont nos intelligences les plus dévelopées, et celles sur lesquels il faut travailler.
Observer les gens permet normalement de repérer assez vite leur façon de fonctionner et leurs "talents"
20 avril 2008
Histoire des échecs
Les échecs font partie des jeux de stratégie et de réflexion les plus répandus, pourtant ce jeu remonte à plus de mille ans. Voici sa petite histoire.
Les échecs ont été inventés en Inde au XI ème siècle. D'après la légende, l'inventeur présumé des échecs indiens serait un brahmane nommé Sissa. Il aurait inventé le chaturanga pour distraire son prince de l'ennui, tout en lui démontrant la faiblesse du roi sans entourage. Souhaitant le remercier, le monarque propose au sage de choisir lui-même sa récompense. Sissa demande juste un peu de blé. Il invite le souverain à placer un grain de blé sur la première case d'un échiquier, puis deux sur la deuxième case, quatre grains sur la troisième, huit sur la quatrième, et ainsi de suite jusqu'à la soixante-quatrième case en doublant à chaque fois le nombre de grains. Cette demande semble bien modeste au souverain fort surpris et amusé par l'exercice. Mais le roi n'a jamais pu récompenser Sissa : tout compte fait, il aurait fallu lui offrir non pas un sac, mais 18 446 744 073 709 551 615 grains... soit la totalité des moissons de la Terre pendant environ cinq mille ans !
Le jeu se propage en Iran, puis dans les pays arabes à proximité, et enfin en occident lors des grandes invasions.
En moins d'un siècle, les échecs se répandent dans toute la société médiévale. Ils connaissent un grand succès tant auprès de l’aristocratie européenne dont c'est rapidement la distraction favorite, que dans les classes populaires où l'on jouait avec des dés et pour de l'argent. Bien des éléments du jeu arabo-persan déroutent cependant les Occidentaux. Près de deux cents ans seront nécessaires pour transformer ce jeu de guerre en un jeu de cour en adéquation avec les valeurs de la société féodale. Ce sont surtout les pièces qui ont évolué, prenant une forte connotation symbolique : l'échiquier représente la ville nouvelle du Moyen Âge où prennent place les différentes catégories sociales de la société médiévale.
Dans le jeu indien, on trouvait des fantassins, des chars et des éléphants. Mais la présence d'éléphants ne correspondait à rien pour les occidentaux. L'éléphant se dit "Al-fin" en persan. À force d'utilisation, les occidentaux ont donc transfromé "Al-fin" en fou.
Les règles changent à la Renaissance, se dotant d'une marche plus rapide, telle que nous la connaissons aujourd'hui. Des tournois commencent à être organisés, des champions vénérés, tels le Français Philidor qui, au XVIIIe siècle, initie une nouvelle stratégie confiant aux pions un rôle fondamental.
Le jeu moderne se met en place à partir du XIXe siècle. Des compétitions confrontent les meilleurs joueurs du monde, rassemblés dans une Fédération internationale des échecs créée en 1924. La guerre froide offre une nouvelle symbolique au jeu : les deux blocs s'affrontent à travers leurs champions dans des compétitions fortement médiatisées. Dans les années 1990, les ingénieurs d'IBM conçoivent le programme Deep blue capable d'analyser cinquante milliards de positions en trois minutes. Un défi homme-machine relevé par Garry Kasparov et finalement perdu en 1997.
Pour information :
-Il y a plus de 169.518.829.100.544.000 positions différentes après les 10 premiers coups d'une partie d'échecs.
Les echecs sont donc un jeu dont il est difficile de se lasser, tant il n'est question que de pure reflexion et pas de hasard.
De nombreux champions d'échecs ont développé des troubles psychiatriques en fin de vie.
Pour ceux que le sujet intéresse, je conseille de lire l'excellent "le joueur d'échec" de Stefan Zweig.
19 avril 2008
Du nom propre au nom commun
Je ne sais pas si beaucoup de personnes s'interrogent sur l'origine des noms d'objets. C'est quelque chose qui m'a toujours intriguée, qui a décidé un jour que'un guéridon porterait ce nom? ou que la couleur correspondant au rouge porterait ce nom?
Comme le sujet est très vaste, voici une série de noms qui viennent de noms propres.
Bégonia et camelia
deux noms de fleurs qui portent le nom de personnes en l'honneur de leur mémoire.
Michel Begon était gouverneur de st Domingue au XVIIème
Camellus était un missionnaire d'extrême orient d'où il a rapporté la plante qui porte maintenant son nom
clémentine
Le père clément découvrit en Algérie un arbuste hybride d'oranger et de mandarinier qu'il décida de cultiver, et appela de son nom
Colt
Le fameux révolver porte le nom de son inventeur Samuel Colt
Macadam
l'ingénieur écossais John Mc Adam a donné son nom à un système nouveau d'empierrement des routes
Sandwich
Au XVIIIème, le comte de Sandwich était un joueur invétéré, à tel point qu'il demanda à son cuisinier de servir son repas entre deux tranches de pain pour pouvoir manger sans s'arrêter de jouer.
Silhouette
Etienne de Silhouette vécut au XVIIIème. Contrôleur des finances, voulut lancer des fortes mesures afin de faire des économies. Il resta huit mois en poste, victime de son impopularité.
On employa son nom pour désigner un passage rapide, puis un dessin à pine ébauché
Klaxon
porte le nom de la société qui a déposé le brevet pour cet avertisseur sonore
Guillotine
porte le nom de Joseph Ignace Guillotin, un docteur qui a recommandé devant l'assemblée nationale l'utilisation de cette machine pour abréger les souffrances des condamnés à mort
et en vrac : diesel, godillot, mansarde, poubelle, praline, strass, trampolline portent aussi le nom de leurs inventeurs
Le nombre d'or
Le nombre d'or est à la fois mystérieux et défini mathématiquement. Vous en avez certainement entendu parler, comme étant la clé de la beauté dans tous les domaines. Mais savez-vous exactement ce qu'est cet étrange nombre?
Le nombre d'or est le seul nombre qui constitue une solution à l'équation x=(x+1)/x [ x²-x-1=0], c'est à dire que c'est le seul nombre auquel, si on lui ajoute 1 et que l'on divise la somme obtenue par ce nombre, on retrouve le nombre de départ.
Une approximation de ce nombre est 1,618 034. Sa valeur exacte est 1+racine carrée de 5 le tout divisé par 2. On l'appelle Phi (lettre grecque).
Son nom, la lettre grecque ( phi ) lui fut donné en hommage au sculpteur grec Phidias (né vers 490 et mort vers 430 avant J.C) qui décora le Parthénon à Athènes. C'est Théodore Cook qui introduisit cette notation en 1914.
Ce nombre est exceptionnel en plusieurs points...
- Comme Pi, il est irrationnel, car comporte un nombre infini de décimales
- Il est pour notre cerveau le rapport de l'équilibre visuel de tout rectangle (80% des personnes qui dessinent un rectangle à main levée respectent sans le savoir les proportions du nombre d'or)
- Il est retrouvé de ce fait dans nombre de constructions mythiques...du Parthénon aux Pyramides.
- Il est retrouvé en musique dans l'intervalle des notes d'une gamme
- Il est d'une grande utilité en architecture...Le Corbusier s'en est servi pour construire son Modulor, qui définit les équilibres visuels de toute construction artistique.
- il a de nombreuses utilités mathèmatiques, définissant par exemple le tracé des spirales
- Il est égal au rapport entre la position du nombril et la taille d'une personne
- Dans le règne végétal l'agencement des rameaux est des feuilles suit une suite dite de Fibonacci, reliée à Phi.
Dans cette quête du nombre d'or, il est fascinant de voir le nombre de domaines (musique, poésir, peionture, sculpture, règne végétal..) dans lequel il est retrouvé.
Si cela vous intéresse, voici un site un peu complexe, mais qui définit très précisément ces applications
http://trucsmaths.free.fr/nombre_d_or.htm
16 avril 2008
Quelle est l'origine du père noel?
Drôle de question me direz-vous?
Pourtant je trouve intéressant de savoir comment est apparu ce personnage dont la légende est perpétuée de génération en génération.
A l’origine du vieil homme joyeux et bedonnant qui distribue des cadeaux aux enfants sages, la nuit du 24 au 25 décembre, on trouve un personnage fêté depuis longtemps, patron des enfants. Il s’agit bien sûr de Saint Nicolas.
Le nom hollandais de ce saint est Sinter Klaas. Lorsque certains hollandais émigrèrent aux Etats-Unis, ils déformèrent le nom en Santa Claus. Déjà, ce personnage de légende était censé offrir des jouets aux enfants.
La première vraie apparition du Père Noël se trouve dans les contes écrits par Clement Clark Moore. L’homme est dans son traîneau tiré par des rennes. Il passe par la cheminée pour apporter des cadeaux. Ce conte est sans doute inspiré des contes qui existaient déjà plusieurs siècles auparavant et où il était question de lutins et d’un vieillard qui offre des cadeaux la nuit de Noël : un Père Noël avant l’heure.
Dans un de ses contes, cet écrivain dit le nom des rennes, au nombre de huit. Plus tard, dans un poème de Robert May, un neuvième les rejoindra, le fameux Rudolf qui illumine la nuit grâce à son nez rouge.
Dans un journal de New York, le « Harper's Illustrated weekly », Thomas Nast dessina Santa Claus avec ses rennes et un costume agrémenté de fourrure blanche. En 1885 dans ce même journal, on précisa que Santa venait du Pôle Nord. Georges P. Webster, un écrivain, dit que c’était là, dans les glaces, que se trouvait la maison du vieil homme, mais surtout sa fabrique de jouets.
En 1890, Jenny Nystrom, artiste de Suède, dessina une série de cartes postales représentant Santa Claus barbu et tout de rouge vêtu.
En 1931, Coca-Cola lanca une publicité pour encourager les enfants à boire aussi en hiver. Santa Claus, vêtu de rouge et blanc, les couleurs de la marque mais aussi celles du Saint Nicolas original, buvait une bouteille de Coca-Cola. Grâce à cette publicité, l’image du « Père Noël » se répandit dans le monde entier.
Au départ, l’intervention de ce nouveau personnage aux allures commerciales dans une fête chrétienne a provoqué des remous. Plusieurs manifestations ont eu lieu, on a brûlé l’effigie du gros barbu. Mais le Père Noël est rapidement devenu si populaire qu’on a fini par l’accepter. Aujourd’hui, cette tradition est intégrée à la civilisation occidentale. Des peuples dont le christianisme n’est pas la religion principale fêtent aussi Noël et le Père Noël, célébrant plus une fête familiale et commerciale que la « naissance du Christ ».
Ainsi, le Père Noël revint métamorphosé et modernisé en Europe, d’où Saint Nicolas était parti à l’origine. C’est une longue suite de transformations, d’adaptations et d’ajouts qui ont créé sa légende d’aujourd’hui.
Dans certaines régions, le Père Noël est censé être accompagné du Croquemitaine, ou Père Fouettard, lequel était déjà présent dans la légende du Père Noël.
En Alsace, on a pris l’habitude de placer un sapin à l’intérieur de la maison, puis de le décorer. Le sapin est utilisé car il ne perd jamais ses aiguilles, c’est un symbole de vie. Sur ses branches sont disposées des « offrandes ». Cette coutume, qui venait au départ d’Allemagne, s’est répandue dans les pays nordiques, avant d’être connue chez les chrétiens de toute la planète.
15 avril 2008
La petite histoire des insultes
Aujourd'hui les insultes font partie intégrante de notre vocabulaire, et on les emploie plutôt facilement, parfois même "affectueusement" entre amis. Mais d'où viennent les insultes, et sont-elles les mêmes partout dans le monde?
L'insulte vient du latin "insultus" = assaut, attaque.
Le premier texte en français en comprenant date du XIème siècle, il s'agit de la "chanson de Roland" dans laquelle de nombreux mots fleuris sont utilisés à l'encontre des sarrazins.
Il est amusant de chercher l'origine des insultes, car on se rend compte que certaines n'en sont pas du tout, et on se demande parfois comment est venue l'idée de les employer dans le but de blesser son prochain
imbecile
du latin "imbecillus", ce mot signifie littéralement "sans béquille". Un imbécile est donc quelqu'un qui avance sans appuis, au risque de se tromper, mais en osant aller de l'avant.
stupide
du latin "stupidus" = frappé de stupeur. Une personne stupide s'émerveille de tout. Tous le contraire du blasé donc.
con
du latin "cunnus" = sexe de femme. Il s'agit de l'insulte la plus utilisée en France, et elle sonsiste donc à traiter l'autre de "sexe de femme". Encore plus amusant lorsqu'on entend des femmes se traiter de "connes"
débile
du latin "debilis" = faible. Ce terme était utilisé par exemple pour les personnes se remettant d'une maladie, ou pour les enfants. Il est aujourd'hui employé dans un sens se rapprochant de "bête"
Les insultes francophones se classent en six catégories, mêmme si vous remarquerez que certaines sont beaucoup moins utilisées que d'autres
les animaux (blaireau, morpion...)
l'apparence physique (face de cul, squelette...)
les traits moraux (faignasse, egoiste...)
les métiers (putain...)
les noms propres (marie couche toi la...)
et la scatologie (chiure de moineau, bouse de vache...)
Mais qu'en est-il dans les autres pays? Les cultures et les différences de perception se répercutent aussi au niveau des insultes. Petit tour du monde des gros mots
Les japonais sont très sensibles à l'esthétique. Rien de plus offensant que de s'entendre dire " ta mère n'a pas le nombril bien fait"
En côte d'ivoire, on utilise beaucoup les animaux. Une insulte courante est ainsi le poétique "diarrhée de phacochère"
Les italiens se traitente de "cazzo", signififiant à la fois "imbecile" et "penis"
Au Québec, presque toutes le insultes font appel au vocabulaire religieux, on utilise "hostie/calisse/christ +"de" + à compléter selon votre humeur"
Pour ma part, j'aime les insultes anciennes, un peu poussérieuses, mais qui, comme elles sont moins passées dans le langage courant, surprennent toujours l'interlocuteur "cuistre...rustre...vil maraud...faquin...felon...goujat...malotru..."
Voilà pour la petite histoire des insultes.
Si vous souhaitez varier un peu votre vocabulaire, voici une suggestion d'insultes plus amusantes
atrophié du cervelet
Neurone de cochon d'Inde lobotomisé
Koala perfide à poils rêches
Poulpe Putride
Ornithorynque boiteux
Cancrelat en rut
Cucurbitacé(e) transgénique
Pitoyable petit pleutre (notez l'alitération en p)
Quenelle putréfiée







